Le marketing est le domaine où l’on produit le plus de chiffres et où l’on décide le moins : impressions, clics, portée, engagement, la liste ne s’arrête jamais. Pour piloter un budget, trois familles suffisent : ce que coûte un client avec le CAC, ce que rapporte un euro dépensé avec le ROAS, et où se perdent les prospects avec les taux de conversion. Voici les formules, puis la page qui les fait travailler ensemble.
Un CAC ne se lit jamais seul.
120 € pour gagner un client n’est une bonne affaire que s’il en rapporte bien plus sur sa vie. Sous deux fois le CAC, chaque campagne creuse le trou.
Ce qu’un client coûte, ce qu’il rapporte
Le CAC : ce que coûte vraiment un client
CAC = dépenses marketing et ventes de la période ÷ nouveaux clients de la périodeLe piège n° 1 est au numérateur : compter la seule publicité et oublier salaires, outils et prestataires. Un CAC « pub seule » de 40 € devient souvent 120 € en coût complet : les deux se suivent, mais les décisions d’embauche et de budget se prennent sur le complet. Le piège n° 2 est au dénominateur : les nouveaux clients seulement, pas les commandes de clients existants.
Le CAC seul ne dit rien : comparez-le à la valeur vie client (LTV). La règle d’usage : une LTV d’au moins trois fois le CAC pour un modèle sain ; en dessous de deux, chaque campagne creuse le trou.
Le ROAS : juger chaque canal, pas la moyenne
ROAS = chiffre d’affaires attribué à la campagne ÷ dépenses de la campagneUn ROAS de 4 signifie : quatre euros de CA pour un euro de publicité. Mais le ROAS moyen est un piège : il mélange des canaux excellents et des gouffres. Regardez-le par canal, et gardez en tête le biais d’attribution : la plateforme s’attribue volontiers des ventes qui seraient venues seules (marque, clients fidèles). Le garde-fou honnête : comparer le CA total réel à la somme des CA « attribués » ; si la somme dépasse le réel, l’attribution surévalue.
Essayez sur votre propre fichier
Le plan gratuit suffit pour appliquer ce guide : déposez votre export, vérifiez chaque chiffre dans la vue Données.
Créer mon tableau de bordConversions : l’entonnoir en trois marches
Inutile de suivre dix étapes : trois marches suffisent à localiser le problème. Visite → prospect (formulaire, panier créé), prospect → opportunité (devis, essai activé), opportunité → client. Une marche qui décroche désigne le chantier : l’acquisition si la première chute, l’offre ou le produit si c’est la deuxième, le prix ou le processus de vente si c’est la troisième.
Le taux global est un leurre
La page marketing type
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