Tableaux de bord

Tableau de bord projet : avancement, charge et risques sur une page

Par L’équipe Fluxario · 14 juillet 2026 · 5 min de lecture
Tableaux de bord
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Les tableaux de bord projet échouent presque toujours de la même façon : ils recopient le plan, cinquante lignes de tâches, au lieu de répondre aux trois questions du comité. Où en est-on par rapport à la promesse ? Qui est en surcharge ? Et qu’est-ce qui menace la date ? Une seule page suffit, du moment que chaque bloc répond à l’une de ces questions.

Un avancement ne se lit que contre le temps.

67 % des jalons livrés ne dit rien tout seul. À côté des 55 % de délai consommé, il dit qu’on est en avance. C’est la seule lecture honnête.

Où en est-on, vraiment ?+12 pts d’avance
Jalons livrés12 / 18 · 67 %
Temps écoulé55 %

Le « 90 % déclaré » ne veut rien dire. Un jalon est livré, ou il ne l’est pas.

« Presque fini » n’existe pas dans un décompte de jalons

Avancement : compter des jalons, pas des pourcentages

Le « % d’avancement » déclaré à la main est le chiffre le moins fiable du pilotage : il monte à 90 % en deux mois puis y campe six mois (le fameux syndrome des 90 %). Préférez des décomptes binaires : jalons livrés / jalons prévus, tâches fermées / tâches ouvertes. Une tâche est finie ou ne l’est pas ; « presque finie » n’existe pas dans un décompte.

Affichez l’avancement contre le temps écoulé : 40 % des jalons livrés quand 60 % du délai est consommé, voilà une information ; « 72 % d’avancement » seul n’en est pas une.

Charge : voir la surchauffe avant l’arrêt

La charge se lit par personne, en barres horizontales triées : jours affectés sur les trois prochaines semaines contre jours disponibles. La surcharge chronique d’une seule personne suffit à faire glisser tout le planning : c’est presque toujours elle, le « risque n° 1 » que le tableau des risques oublie.

Nadia19 j
Marc17 j
Léa13 j
Sofiane9 j
Deux personnes au-delà de leur capacité (pointillé implicite à 15 j) : le glissement du projet est déjà écrit, trois semaines avant d’être visible au planning.

Essayez sur votre propre fichier

Le plan gratuit suffit pour appliquer ce guide : déposez votre export, vérifiez chaque chiffre dans la vue Données.

Créer mon tableau de bord

Risques : une table courte, tenue à jour

Cinq lignes maximum, sinon plus personne ne la lit. Chaque risque porte quatre colonnes : l’événement redouté, la probabilité (faible / moyenne / forte), l’impact sur la date, et l’action en cours. Un risque sans action est une inquiétude, pas une ligne de pilotage.

SignalLecture
JalonsLivrés vs prévus, contre le temps écoulé.
ChargeBarres par personne, 3 semaines glissantes.
BudgetConsommé vs avancement : consommer plus vite qu’on ne livre est LE signal d’alerte.
Risques≤ 5 lignes, chacune avec une action et un porteur.

Le rituel qui fait vivre la page

Trois règles font vivre la page. La mise à jour reste hebdomadaire et courte, vingt minutes par le chef de projet, au-delà desquelles elle redevient un rapport de plus. C’est la même page pour l’équipe et pour le comité, car deux versions finissent toujours par se contredire. Et chaque écart visible reçoit sa phrase de synthèse, constat, cause, décision proposée : le tableau montre, la phrase tranche.

Depuis votre export de tâches

Un export CSV de votre outil de tickets (tâches, statuts, assignés, jours estimés) déposé dans Fluxario donne jalons, charge par personne et table des retards, calculés et vérifiables. Le lien partagé remplace la capture d’écran du vendredi soir.

À lire ensuite

La méthode est dans le guide. L’outil est ici.

Gratuit, sans carte bancaire.