La qualité d’une analyse se joue avant le premier graphique. Un doublon gonfle un chiffre d’affaires, une date au mauvais format casse une courbe mensuelle, une « Ville » écrite de trois manières se transforme en trois catégories. Voici les six défauts que l’on retrouve dans presque tous les fichiers réels, et la méthode pour les traiter sans jamais perdre l’original.
Le fichier est sale, et ça se compte.
Les mêmes six défauts reviennent dans presque tous les exports. Un scan déterministe les chiffre en une seconde, avant qu’ils ne faussent un total.
Les six défauts qui faussent tout
Le premier, à traquer avant tous les autres, ce sont les doublons exacts : une ligne exportée deux fois, et votre total se trompe de son montant. Viennent ensuite les espaces invisibles, ceux qui font que « Paris » et « Paris » suivi d’un blanc comptent comme deux villes, sans que rien ne se voie à l’œil. La casse incohérente joue le même tour : « web », « Web » et « WEB » fragmentent une catégorie en trois parts distinctes de camembert.
Les trois autres touchent les nombres et les dates. Une colonne de montants polluée par un « N/A », un « - » ou un « voir note » bascule tout entière en texte et cesse de s’additionner. Des dates mêlées, du « 03/04/2026 » à côté d’un « 3 avril », rendent toute évolution mensuelle incalculable. Et une valeur aberrante, un montant saisi avec deux zéros de trop, écrase à elle seule l’échelle de tous vos graphiques.
Les repérer en une minute
Dans la vue Données de Fluxario, le bouton « Analyser la feuille » déroule tous ces contrôles d’un coup : doublons exacts, espaces doublés, casse incohérente, colonnes numériques polluées, dates mêlées, cellules vides et valeurs aberrantes. L’analyse est déterministe, ce sont des règles calculées sur vos données et non un avis d’IA, si bien que le même fichier rend toujours le même diagnostic.
Sans outil, les mêmes vérifications se font à la main : un tri par colonne fait remonter les doublons voisins et les aberrations aux extrêmes, un filtre par valeurs révèle les variantes de casse et les espaces parasites. Comptez une vingtaine de minutes par fichier, c’est le prix de la confiance dans le total.
Essayez sur votre propre fichier
Le plan gratuit suffit pour appliquer ce guide : déposez votre export, vérifiez chaque chiffre dans la vue Données.
Créer mon tableau de bordCorriger sans rien casser
Chaque correction proposée par l’analyse s’applique d’un clic, et une version de secours est archivée juste avant, de sorte qu’un résultat qui ne vous convient pas se défait aussitôt. Les corrections automatiques suppriment les lignes en double, nettoient les espaces parasites et ramènent la casse à sa variante majoritaire, harmonisent les dates en AAAA-MM-JJ, les dates françaises JJ/MM étant lues comme telles. Les valeurs aberrantes, elles, sont seulement signalées, jamais effacées d’office, car une valeur extrême est parfois tout simplement vraie.
La règle d’or
Quand nettoyer, et quand laisser faire
Tout ne mérite pas un coup de balai. Les lignes de total, les notes de bas de tableau et les unités glissées en en-tête, un « en milliers d’euros », sont repérées et gérées à l’import : inutile d’y toucher. Gardez plutôt votre attention pour ce qu’aucun outil ne devine à votre place, les catégories métier, quand deux libellés différents désignent le même produit, et les périmètres, quand il faut savoir si ce fichier contient ou non les commandes annulées. Dix minutes de relecture métier pèsent plus lourd que toutes les corrections automatiques réunies.