Tableaux de bord

Les 8 indicateurs qu’une TPE devrait suivre chaque mois

Par L’équipe Fluxario · 13 juillet 2026 · 7 min de lecture
Tableaux de bord
Ventes · juin▲ +8 %

CA

48 k€

Marge

41 %

Tréso

8 k€

Le premier tableau de bord d’une petite entreprise échoue presque toujours par excès. On veut tout voir, on empile quarante indicateurs, et six mois plus tard personne ne l’ouvre : il n’a jamais servi à décider quoi que ce soit. Une TPE se pilote très bien avec huit chiffres, à condition de les définir une bonne fois et de les calculer pareil tous les mois. Reste le point que la plupart oublient : un chiffre ne dit rien sans point de comparaison, le mois d’avant ou l’an dernier.

Les voici, rangés en trois familles. Pour chacun : sa définition, sa formule quand elle sert, et le seuil qui doit vous faire lever la tête.

Huit chiffres suffisent, à condition de savoir lesquels.

Chaque indicateur porte son voyant. Le vert n’appelle rien. L’ambre demande un coup d’œil, le rouge une décision dans la semaine.

Bilan du mois · juin 20262 voyants

Activité

Chiffre d’affaires48,2 k€+6 %
Marge brute41 %−2 pts
Carnet à 2 mois72 k€+9 %

Trésorerie

Trésorerie nette8,1 k€stable
Délai d’encaissement55 j+11 j
Factures en retard6,4 k€3 clients

Structure

Charges fixes19,8 k€point mort
Poids du 1ᵉʳ client34 %> 30 %

Le mois est bon côté ventes, mais deux voyants rouges disent l’essentiel : vos clients paient à 55 jours et 6 400 € dorment en retard.

Le seuil est écrit d’avance : le voyant fait le tri

Activité : ce qui se vend, ce que ça rapporte

Ces indicateurs mesurent si l’entreprise vend, et si elle gagne de l’argent en vendant. Une règle vaut avant toutes les définitions : pris seul, aucun ne veut dire grand-chose. C’est la comparaison qui les rend parlants.

IndicateurDéfinition et lecture
Chiffre d’affaires du moisVos ventes facturées, hors taxes. Le chiffre brut ne dit rien : c’est la variation contre le même mois de l’an dernier qui parle, parce qu’elle efface les hauts et les bas de saison.
Marge brute, en pourcentageLe chiffre d’affaires moins les coûts directs des ventes, le tout divisé par le chiffre d’affaires. C’est elle qui tranche : un CA qui grimpe pendant que la marge s’effrite est un piège classique, surtout quand on ne regarde que le CA.
Carnet ou pipelineVos commandes signées mais pas encore livrées, ou vos devis en cours pondérés par leur chance d’aboutir. C’est le seul de la liste qui regarde devant : votre activité dans deux mois.

Trésorerie : ce qui reste vraiment sur le compte

Une entreprise peut être rentable sur le papier et déposer le bilan faute de liquidités. La rentabilité se joue sur l’année ; les échéances, elles, tombent chaque semaine. Les indicateurs qui suivent surveillent cet écart-là.

IndicateurDéfinition et lecture
Trésorerie netteVos soldes bancaires du jour, moins les échéances certaines des trente prochains jours : TVA, URSSAF, salaires, loyer. Le solde affiché par la banque flatte ; ce qui compte est ce qui restera une fois ces sorties passées.
Délai d’encaissement (DSO)Vos créances clients divisées par le CA TTC, multipliées par 30. Si vos clients règlent à 55 jours en moyenne, vous financez leur trésorerie avec la vôtre, et chaque jour repris se lit directement sur le compte.
Factures en retardLe montant échu qui n’est pas rentré, avec les trois plus gros retardataires nommés. C’est l’indicateur le plus utile de toute la liste, parce que chaque ligne se termine par un coup de téléphone à passer.

Le piège français classique

La TVA que vous collectez ne vous appartient pas. Un compte à 12 000 € dont 4 000 € de TVA partent le 15 est un compte à 8 000 €, et le confondre avec de l’aisance a coulé plus d’une TPE. Retranchez-la de la trésorerie nette, sinon votre tableau de bord vous ment avec le sourire.

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Le plan gratuit suffit pour appliquer ce guide : déposez votre export, vérifiez chaque chiffre dans la vue Données.

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Structure : deux chiffres qui bougent lentement

Les deux derniers ne varient guère d’un mois sur l’autre. C’est précisément pour ça qu’on les oublie. Ils répondent à deux questions de fond : à partir de quel niveau vous gagnez de l’argent, et à quel point votre activité tient à un seul client.

IndicateurDéfinition et lecture
Charges fixes mensuellesLe loyer, les salaires, les abonnements, les assurances : tout ce qui tombe même le mois où vous ne vendez rien. Divisées par votre marge brute, elles donnent votre point mort, c’est-à-dire le chiffre d’affaires minimal pour ne pas perdre d’argent.
Dépendance au premier clientLa part de votre CA que pèse votre plus gros client. Passé 30 %, sa moindre décision met toute la structure en jeu. Beaucoup s’en félicitent ; c’est plutôt un ratio à surveiller de près.

Les mettre en place sans usine à gaz

L’outil compte moins que la discipline. Mêmes définitions, même jour de calcul d’un mois sur l’autre : cette régularité-là bat le logiciel le plus complet posé sur des habitudes mouvantes. En pratique, quelques règles suffisent.

  • Chaque indicateur vient d’une source unique, l’export de facturation ou le relevé bancaire, et jamais d’un chiffre retapé à la main.
  • Chaque indicateur s’affiche à côté de sa comparaison, faute de quoi il ne veut rien dire : le mois précédent, l’an dernier ou l’objectif.
  • Tout tient sur une page. Dès qu’il faut faire défiler, la revue mensuelle n’a plus lieu.

C’est cette forme-là qu’un outil comme Fluxario tire de vos exports : les huit indicateurs en haut avec leurs variations, le détail en dessous pour qui veut creuser, et tout se recalcule au fichier du mois suivant.

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La méthode est dans le guide. L’outil est ici.

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