Looker Studio, l’ancien Google Data Studio, est souvent le premier outil de tableau de bord d’une PME : il est gratuit, en ligne, et se partage comme un document Google. Pour un reporting marketing branché sur Analytics et Ads, c’est un excellent choix. Sortez de l’écosystème Google, et la facilité s’arrête vite. Voici le bilan honnête, sans procès ni publicité.
Génial dedans, laborieux dehors.
Tant que vos données vivent chez Google, tout se branche en trois clics. Dès qu’elles en sortent, chaque source demande un connecteur payant ou une recopie.
● Dans l’écosystème Google
○ Hors Google
Ce que Looker Studio fait très bien
Ses atouts sont réels et tiennent en quatre points. Le prix d’abord, gratuit et sans limite de lecteurs, ce qui est imbattable pour diffuser large. Les sources Google ensuite, Analytics, Ads, Search Console, Sheets et BigQuery, qui se branchent en trois clics et se rafraîchissent seules, faisant du reporting d’acquisition son cas d’usage roi. Le partage aussi, avec ses liens, ses droits par personne et son intégration en iframe, soit toute la logique de Google Docs appliquée au reporting. Et les modèles enfin, une galerie fournie pour démarrer sans page blanche.
Où ça coince, concrètement
Le premier mur, c’est de sortir de Google. Si vos ventes vivent dans un ERP, votre compta dans un export CSV et votre CRM ailleurs, vous découvrez que les connecteurs non-Google sont, pour la plupart, des connecteurs partenaires payants, quand ils ne réclament pas un détour par une recopie dans Sheets. Le « gratuit » se paie alors en abonnements tiers ou en maintenance manuelle.
Le deuxième, c’est que croiser des sources est un métier. La fusion de données ressemble vite à une jointure de base de données, avec ses clés et ses pièges, et dès qu’on dépasse deux sources propres, on a quitté le grand public. Les rapports lourds, ceux qui empilent les champs calculés sur de longues périodes, deviennent au passage sensiblement lents, ce qui est le grief numéro un des utilisateurs réguliers.
Le troisième, plus discret, c’est que personne ne vérifie vos chiffres. Un champ calculé faux affichera un chiffre faux avec le même aplomb qu’un vrai, exactement comme dans Excel, et toute la confiance repose sur celui qui a construit le rapport.
Essayez sur votre propre fichier
Le plan gratuit suffit pour appliquer ce guide : déposez votre export, vérifiez chaque chiffre dans la vue Données.
Créer mon tableau de bordAlternatives : la bonne question est « d’où viennent vos données ? »
Le critère qui décide en pratique n’est ni le prix ni la liste de fonctionnalités, mais le chemin entre vos données et le premier graphique. Chaque étape manuelle de ce chemin, un export, une recopie, une formule de liaison, est un endroit où le reporting finira par mourir, un mois de rush.
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