Graphiques

Aires empilées : lire une composition qui évolue, sans se tromper

Par L’équipe Fluxario · 14 juillet 2026 · 5 min de lecture
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L’aire empilée est le graphique des compositions dans le temps : le CA total et sa répartition par canal, les effectifs et leur répartition par service, sur une seule image. C’est aussi l’un des graphiques les plus mal lus, à cause d’une illusion d’optique bien connue qui fait voir des variations là où il n’y en a pas. Voici comment l’employer, et quand lui préférer ses deux alternatives.

Une bande stable qui a l’air de bouger.

L’aire empilée montre le total et sa composition d’un coup. Son piège : les bandes du milieu reposent sur une base mouvante et semblent varier sans le faire.

La bande du milieu est constante

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Même épaisseur aux deux repères, et pourtant elle semble onduler : l’œil lit sa position, pas son épaisseur.

L’œil lit la position, pas l’épaisseur : gare au milieu

Sa force : le total et la structure, ensemble

L’enveloppe extérieure de l’empilement est la courbe du total, et elle se lit comme une aire simple. Les bandes intérieures, elles, racontent la composition, qui grossit et qui rétrécit. C’est le bon choix quand les deux questions se posent en même temps : « le CA monte-t-il, et est-ce toujours le site web qui le porte ? »

Deux règles de construction rendent la lecture fiable. Placez la bande la plus grosse ou la plus stable tout en bas, contre l’axe, car c’est la seule qui se lit précisément. Et tenez-vous à quatre ou cinq séries au maximum, en regroupant le reste dans un « Autres » : dix bandes fines ne racontent plus rien.

L’illusion des séries du milieu

Chaque bande repose sur celles d’en dessous : sa position monte et descend avec elles. Une série du milieu parfaitement stable paraîtra donc onduler dès que la série du bas varie, parce que l’œil lit la position, pas l’épaisseur. C’est l’erreur de lecture numéro un, et elle est indétectable sans aller vérifier les chiffres.

Le bon réflexe : dès qu’une bande du milieu vous « semble » varier, mesurez son épaisseur en deux points, ou sortez-la en courbe séparée. Un graphique qui exige une vérification pour être lu est un graphique à reconsidérer, alors ne faites porter à l’empilement que des messages sur le total et sur la bande du bas.

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Les deux variantes selon la question

Deux variantes lèvent le piège selon ce que vous voulez montrer. L’empilé 100 % ramène chaque mois à cent : le total disparaît, c’est son prix, mais les glissements de structure deviennent limpides, et « le canal boutique passe de 25 % à 17 % en six mois » se voit d’un coup d’œil. Les petits multiples, eux, alignent une mini-courbe par série, côte à côte et sur les mêmes axes : plus aucune illusion de base mouvante, au prix de la vue d’ensemble. La règle de poche tient en trois cas : total et structure ensemble appellent l’empilé, la structure seule appelle le 100 %, et une comparaison précise série par série appelle les petits multiples.

Changer de lecture en une phrase

« Passe-le en 100 % » ou « montre chaque canal séparément » : dans Fluxario, la conversion arrive sous forme de proposition à accepter, et les données ne bougent pas. Essayer les trois lectures coûte trente secondes, et c’est le meilleur moyen de choisir la bonne.

À lire ensuite

La méthode est dans le guide. L’outil est ici.

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