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La cascade (waterfall) : le graphique préféré des directions financières

Par L’équipe Fluxario · 13 juillet 2026 · 5 min de lecture
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Ventes par semainepic S6
S1S2S3S4S5S6

La plupart des graphiques se contentent de constater. Les ventes montent, la trésorerie baisse, le camembert donne les parts. La cascade, elle, répond à la question d’après : pourquoi ? Entre un solde de départ et un solde d’arrivée, elle pose une marche par cause, une pour ce qui a ajouté, une pour ce qui a retiré. C’est le graphique qu’on sort quand un dirigeant demande où sont passés les 8 000 € du mois, et c’est pour cette raison que les directions financières ne jurent que par lui.

L’histogramme

45k
Janvier
29k
Juin

−16 k€. Et alors ?

même écart, deux réponses

La cascade

45
+22
−18
−20
29
Janv.Encaiss.Fourniss.Sal.+TVAJuin

Les 16 k€ sont partis en salaires et TVA.

Comment se lit une cascade

Deux barres pleines encadrent le graphique, le solde de départ à gauche et le solde d’arrivée à droite. Entre les deux flottent les marches : vertes, ou de la couleur positive de votre thème, quand la cause ajoute de l’argent, rouges quand elle en retire. Chaque marche démarre exactement là où la précédente s’est arrêtée, si bien que l’œil suit le chemin de l’argent sans effort, comme on descend un escalier.

45Solde 1ᵉʳ juin-12Fournisseurs+9Encaissements-14Salaires + TVA28Arrivéeen k€ · piliers bleus = soldes, marches = causes
Une cascade de trésorerie : chaque marche part du cumul de la précédente, et les marches se somment exactement à l’écart entre les deux piliers (45 - 12 + 9 - 14 = 28).

La même mécanique sert bien au-delà de la trésorerie. En résultat, vous partez du résultat de l’an dernier, vous ajoutez l’effet volume et l’effet prix, vous retirez la hausse des coûts et les charges exceptionnelles, et vous atterrissez sur le résultat de l’année. En effectifs, le solde de départ, plus les recrutements, moins les démissions et les fins de contrat, donne le solde d’arrivée. Dès qu’un total se décompose en un point de départ et une série de mouvements, la cascade sait le raconter.

Quand la choisir, et quand s’en passer

La cascade s’impose dès que la vraie question est « d’où vient l’écart ? », entre deux moments ou entre deux scénarios. Partout ailleurs, elle dessert le propos. Pour suivre une évolution sur douze mois, prenez une courbe ; pour comparer des entités entre elles, des barres. Il existe un test infaillible : si vos marches ne se somment pas exactement à l’écart entre les deux piliers, vous n’avez pas une cascade, vous avez un dessin qui y ressemble.

Essayez sur votre propre fichier

Le plan gratuit suffit pour appliquer ce guide : déposez votre export, vérifiez chaque chiffre dans la vue Données.

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Les trois façons classiques de la rater

La première erreur est l’excès de marches. Passé sept ou huit causes, l’œil décroche et le graphique redevient illisible. Regroupez les petites lignes dans un poste « Autres » et laissez la cascade raconter les grandes masses ; le détail a sa place dans un tableau, pas ici.

La deuxième est plus sournoise : mélanger un stock et des flux. Un solde se lit à une date, le 1ᵉʳ juin, et des mouvements se lisent sur une période, le mois. Ce ne sont pas les mêmes objets, et les poser sur la même marche fausse toute la lecture. Les piliers sont des photos, les marches sont des films.

La troisième touche la couleur. Dans une cascade, la couleur porte l’information et rien d’autre : ce qui ajoute d’un côté, ce qui retire de l’autre. Une palette arc-en-ciel décorative n’égaye pas le graphique, elle en efface le sens.

Le raccourci

Dans Fluxario, la phrase « fais-moi le pont de trésorerie entre janvier et juin » suffit : le moteur reconnaît la demande, calcule les marches à partir de vos données et vérifie que leur somme boucle bien avec les deux soldes. Vous gardez la main sur les regroupements en écrivant, par exemple, « regroupe les charges sous 2 000 € dans Autres ».

À lire ensuite

La méthode est dans le guide. L’outil est ici.

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